Auteur : sophie dautelle

SYNDROME D’APNEE DU SOMMEIL

SYNDROME D’APNEE DU SOMMEIL

L’apnée du sommeil et ses symptômes sont encore trop mal connus du grand publique mais également du milieu médical, scolaire pour l’enfant et professionnel pour l’adulte.

Le SAHOS est un dysfonctionnement qui impacte fortement la qualité de vie des personnes qui en sont atteintes et dont les conséquences cardiaques, vasculaires, psychiques sont sérieuses.
Les traitements actuels, efficaces, sont néanmoins lourds au quotidien et non dénués d’effets secondaires indésirables ce qui en altère l’observance.

L’obstruction de la région pharyngée peut être causée par un surplus graisseux notamment au niveau des voies aériennes supérieures. La muqueuse va alors s’épaissir et réduire le diamètre du conduit aérien, détériorant la qualité de la contraction musculaire qui permet le maintien de l’ouverture de ce conduit à l’inspiration.

Chez les apnéiques, la langue sera élargie et moins tonique. Lors du sommeil, en position horizontale, la langue glisse vers l’arrière car elle n’est plus suffisamment retenue par le muscle génioglosse.

Chaque patient devrait etre à minima bilanté par un kinésithérapeute spécialisé. L’observation des patients apnéiques met en effet en évidence une dyspraxie linguale et de la déglutition le plus souvent associée à des troubles de la ventilation. La glossoptose s’accompagne d’une hypotonie du plancher lingual qui entretient le phénomène.

La rééducation a donc toute sa place dans la prise en charge des SAHOS.

Elle aura pour objectif

  • La prise conscience des troubles posturaux et fonctionnels de la langue et de la ventilation
  • La correction de la posture linguale de repos et de la déglutition afin d’obtenir une déglutition fonctionnelle, langue au palais
  • Le renforcement de la tonicité linguale voire labiale si nécessaire
  • L’éducation ventilatoire

 

Cette rééducation repose sur des exercices quotidiens. Son efficacité est en relation directe avec la coopération du patient et sa pugnacité. Les résultats sont sensibles au bout de 4 à 6 mois avec une diminution significative du nombre d’apnées /heure. Ils sont d’autant plus nets quand la rééducation s’accompagne d’une perte de poids et de la reprise d’une activité physique régulière. Ainsi, rééducation et hygiène de vie peuvent permettre de réduire la fréquence et la gravité de vos apnées.

 

QUELQUES CONSEILS

QUELQUES CONSEILS

Ménagez votre vessie

N’allez pas aux toilettes par précaution, ne poussez pas en urinant et tentez de ne pas vous retenir trop souvent. Ménagez votre vessie.

Le sport c’est bon, mais attention aux à-coups

Quitte à choisir, orientez-vous vers des sports tels que la natation, le vélo, la marche et évitez la pratique prolongée de sports provoquant des à-coups.

La grossesse, une étape clé

Suivez bien les conseils de votre médecin et de votre sage-femme. Pensez également à limiter votre prise de poids qui agit sur votre périnée.

Le tabac

Le tabagisme accroît le risque d’apparition de toutes formes d’incontinence urinaire, en particulier l’incontinence urinaire d’effort, et ce par plusieurs mécanismes.

La toux chronique qu’engendre le tabac affaiblit le périnée. La nicotine par ses effets hormonaux anti-oestrogénique est source d’altération de la synthèse du collagène. Il en résulte un risque d’incontinence urinaire d’effort.

D’autre part la nicotine est un irritant du muscle de la vessie source d’impériosités mictionnelles.

Le café et le thé

La caféine et la théine ont une action agressive sur les parois de votre vessie. Leur consommation excessive peut entraîner des contractions intempestives de la vessie.

D’autres aliments peuvent avoir un effet sur la vessie comme les boissons alcoolisées, les aliments épicés…

Faites de l’exercice

Pensez à muscler votre périnée en effectuant régulièrement des séries d’exercices. Il est possible de muscler son périnée en réalisant des petits exercices de gymnastique à la maison.

Attention aux charges lourdes 

Ne portez pas de charges lourdes, c’est mauvais pour votre périnée.

Attention à votre posture

Le port des talons hauts déséquilibre le corps qui compense en modifiant le rapport de force entre les abdominaux et les muscles dorsaux ce qui peut entraîner une fragilisation de votre périnée.

Boire normalement

Il est impératif de boire correctement malgré l’incontinence afin d’assurer son apport hydrique journalier et le drainage de sa vessie. L’incontinence ne doit pas conduire à la réduction de votre consommation d’eau.

 Evitez la surcharge pondérale

Le surpoids engendre une pression supplémentaire au niveau du plancher pelvien ainsi, la réduction du surpoids dans le cas d’une incontinence d’effort ne pourra être que bénéfique pour la personne. De plus la perte de poids est requise avant toute intervention chirurgicale afin d’augmenter la durabilité des effets positifs de l’intervention et de diminuer le taux d’échec de la chirurgie

Faites attention à votre transit intestinal

La régulation du transit intestinal est nécessaire afin de remédier à une constipation chronique source de pression sur la vessie. Pour améliorer ce transit, il suffit d’absorber plus de fibres et de liquides et de pratiquer plus d’exercice physique.

 

 

 

 

INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT

INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT

L’Incontinence urinaire d’effort correspond à une fuite involontaire d’urine survenant lors d’ une augmentation de la pression abdominale c’est à dire lors d’un effort physique, du port de charges lourdes par exemple, de la toux, d’éternuements…

Elle est liée à un dysfonctionnement du sphincter du col de la vessie ou une faiblesse des muscles périnéaux. A l’effort, la pression abdominale augmente et dépasse la force de fermeture du sphincter de la vessie.

Quelques chiffres …

  • Plus de 3 millions de femmes sont concernées. Certaines études évoquent même le chiffre de 6 millions.
  • L’incontinence urinaire touche environ 20% à 30% des femmes de moins de 30 ans? 30 à 50% des femmes plus agées
  • C’est autour de la cinquantaine que les femmes sont le plus touchées par l’incontinence urinaire.

Les traumatismes obstétricaux, principalement l’accouchement, les traumatisme chirurgicaux, les modifications hormonales provoquées par la ménopause, la constipation, l’activité sportive et professionnelle, la toux chronique et le tabagisme, l’obésité, certains médicaments… représentent les causes les plus nombreuses de l’incontinence d’effort

La rééducation occupe une part importante dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort.Elle a pour objectif de

  • apprendre à localiser et contracter correctement le plancher pelvien.
  • entretenir la musculature du périnée
  • développer les qualités du périnée (souplesse, tonicité, endurance)
  • appréhender le rôle du périnée dans les mouvements de la vie de tous les jours: toux, éternuements, port de charges, exercices abdominaux…
INSTABILITE VESICALE

INSTABILITE VESICALE

L’instabilité vésicale est caractérisée par une fuite involontaire d’urine, accompagnée ou immédiatement précédée d’un besoin urgent et irrépressible d’uriner aboutissant à une miction ne pouvant être différée et retenue.

Il s’agit d’un dysfonctionnement de la miction lié à une perturbation des réflexes mictionnels. Au lieu de se relâcher pour permettre son remplissage et le stockage de l’urine, la vessie se contracte de façon anarchique et anormale. Bien que le sphincter urétral fonctionne correctement, les contractions de la vessie provoquent des mictions incontrôlables, imprévisibles, fréquentes, déconnectées du degré de remplissage réel de la vessie.

L’instabilité vésicale s’associe fréquemment à une augmentation anormale du nombre de mictions diurnes et/ou nocturnes. On parle de pollakiurie à partir de 7 mictions par jour et deux mictions nocturnes.

L’interrogatoire retrouve souvent des stimuli identifiables (clé dans la porte, mains sous l’eau froide…)

Les facteurs favorisant :

  • Le vieillissement : le sphincter, les muscles du périnée et ceux de la vessie peuvent devenir moins efficaces et moins souples.
  • La grossesse : selon les études, 32 à 64 % des femmes sont concernées par une hyperactivité vésicale pendant leur grossesse.
  • Le surpoids.
  • Les (mauvaises) habitudes alimentaires : mal répartir les prises de boissons dans la journée, ou boire trop peut favoriser une incontinence urinaire.   Par ailleurs, les boissons contenant de la caféine (thé, café, cacao) et l’alcool sont irritants pour la vessie.
  • La présence d’autres problèmes de santé : par exemple la constipation…
  • La prise de certains médicaments
  • Les antécédents chirurgicaux doivent également être pris en considération.
  • Et selon une étude récente, l’hérédité.

Reeducation

La rééducation de l’instabilité vésicale est efficace. Elle ne comporte aucun risque et peut être mise en place à tout âge. Elle repose sur la stimulation électrique avec sonde.

Des courants électriques sont utilisés à titre thérapeutique pour stimuler la contraction musculaire, généralement par le biais d’une activation des nerfs gouvernant les muscles. Dans le cas de l’incontinence par impériosité, le but est d’inhiber les contractions involontaires de la vessie en stimulant les nerfs du plancher pelvien. La stimulation constante à basse fréquence permettra de produire un effet relaxant sur la vessie hyperactive.

Le rythme optimal est de 3 séances par semaine

La mise en place d’un calendrier mictionnel permet non seulement d’évaluer l’importance des troubles mais aussi de faire prendre conscience à la patiente de la fréquence des mictions et par la suite, de lui permettre de contrôler, progressivement, cette fréquence. C’est la rééducation comportementale

PRESSOTHERAPIE

PRESSOTHERAPIE

Le réseau lymphatique permet d’évacuer les toxines, les déchets et les graisses alimentaires. La lymphe qui circule à travers ce réseau est filtrée principalement par les ganglions situés au niveau de l’aine, des aisselles et du cou et joue le rôle de transporteur et d’évacuateur des déchets de notre organisme.

Le bon fonctionnement du système lymphatique est donc primordial pour une bonne santé. La mauvaise circulation lymphatique provoque des sensations de jambes lourdes, des œdèmes et favorise l’apparition de cellulite.

La pressothérapie est une méthode de drainage qui permet d’améliorer le retour veineux et lymphatique. Elle diminue la sensation de jambes lourdes et participe à la prise en charge de la cellulite des jambes et des cuisses.

La pressothérapie a les mêmes effets qu’un drainage lymphatique manuel. Sauf qu’au lieu d’être exécuté par les mains d’un masseur, le drainage est mécanique. Concrètement, vous enfilez une paire de bottes. Les alvéoles des bottes se remplissent d’air et exercent une pression progressive et douce sur les jambes. Le retour veineux est activé, l’eau et les toxines sont mieux éliminées, la sensation de jambes lourdes disparait.

  • Quel est l’effet sur la circulation veineuse ?

La pressothérapie favorise le retour veineux et lymphatique. Elle permet de diminuer les oedèmes d’origine circulatoire ou traumatique. Elle diminue également la sensation de jambes lourdes et les douleurs d’origines circulatoires (impatiences, crampes nocturnes)

  • Quel est l’effet sur la cellulite ?

La cellulite est un mélange de graisse, de fibrose et d’oedème. La pressothérapie permet de drainer cet oedème. Elle n’a pas d’action sur la cellule graisseuse. Au niveau des mollets, de l’intérieur des cuisses et des genoux, la rétention d’eau est le mécanisme prépondérant de la cellulite et la pressothérapie est donc particulièrement indiquée.

  • La récupération du sportif

Après une épreuve sportive intense, la pressothérapie accélère l’élimination des toxines et de l’acide lactique. En cas d’entorse, elle permet d’accélérer la diminution de l’oedème.

  • Combien de séances faut-il faire et à quelle fréquence ?

Il faut un minimum de 10 séances par cure, à raison de 1 à 2 séances par semaine d’une durée minimum de 30 mn. On conseille 2 cures par an. Certaines personnes constatent un tel bien-être avec la pressothérapie qu’elles n’hésitent pas à la pratiquer chaque semaine tout au long de l’année.

  • La pressothérapie a-t-elle des contre-indications ?

Les seules contre-indications sont les phlébites récentes (moins d’un mois), l’artériopathie, l’insuffisance cardiaque et l’infection.

 

TRAITEMENT DU LYMPHOEDEME DU MEMBRE SUPERIEUR

TRAITEMENT DU LYMPHOEDEME DU MEMBRE SUPERIEUR

Réseau lymphatique du membre supérieur
Le lymphoedème du membre supérieur est une séquelle du traitement des cancers du sein. On évalue sa fréquence aux alentours de 40%,  selon les techniques radio-chirurgicales.

Il s’agit d’un oedeme superficiel lié à une accumulation de lymphe dans les espaces interstitiels.

Son étiologie est connue et multifactorielle, en relation avec le curage axillaire, les effets de la radiothérapie et le potentiel lymphatique initial. En effet, après curage axillaire, le membre supérieur est toujours en état d’insuffisance lymphatique potentielle.

Le lymphoedème du membre supérieur (LMS) apparaît lorsque les phénomènes de compensation circulatoires ne sont plus suffisants.Cependant, l’apparition précoce ou différée du lymphoedème reste aléatoire et dépend à la fois du capital restant et des conditions qui                                                                                   vont augmenter la charge lymphatique.

Remarque : Les sensations de bras lourd ou qui « serre », peau épaisse, cartonneuse ou hypersensible ne sont pas toujours des signes annonciateurs de lymphœdème mais, le plus souvent, des troubles de la sensibilité. Ceux-ci sont dus à l’irritation ou section de petits nerfs sensitifs lors du geste chirurgical du curage axillaire ou aux séquelles de la radiothérapie

La prise en charge kinésithérapique du LMS associe drainage manuel et bandages de décongestion. La pressothérapie pneumatique peut y être associée.

La fréquence des séances est fonction de l’importance des signes cliniques.

Le Drainage Lymphatique Manuel

La  technique du drainage lymphatique manuel décrite par Volder en 1932 a considérablement évolué. Elle a eu longtemps la réputation d’être longue à mettre en œuvre car le traitement de l’œdème lui-même était précédé d’une série de manipulations dont nous savons désormais l’inutilité : massage abdominal, massage systématique des creux sus-claviculaires, massage à distance de l’oedème.

De ce fait, le DLM perd son aspect “ésotérico-magique” pour redevenir une technique de rééducation vasculaire validée par des clichés lympho-scintigraphiques réalisés avant et après drainage manuel.

Mais les drainages à eux seuls sont insuffisants pour permettre la décongestion du lymphoedème.

Les bandages et contentions

L’utilisation conjointe des bandages et du drainage manuel est  nécessaire pour obtenir une décongestion du lymphoedème.

Un bandage simplifié utilisant seulement deux bandes donne les meilleurs résultats de décongestion. Une première bande non élastique maintient le résultat de la séance de drainage tandis qu’une autre, compressive, optimise le résultat sans l’aide de la contraction musculaire.

Cette élaboration, commode à installer et facile à supporter, permet d’être acceptée par l’ensemble des patientes.

Par la suite, le port d’un manchon de contention prendra le relais des bandages.

La pressothérapie pneumatique

La pressothérapie complète l’effet du DML. Elle permet d’avoir une action sur la circulation sanguine ainsi que sur la circulation lymphatique en stimulant les échanges sanguins et le drainage des toxines et déchets. Le choix de la durée de la séance et celui de la pression exercée dépendent du type de lymphoedème.

PREVENTION DU LYMPHOEDEME DU MEMBRE SUPERIEUR

PREVENTION DU LYMPHOEDEME DU MEMBRE SUPERIEUR

LE LYMPHOEDEME DU MEMBRE SUPERIEUR N’EST PAS UNE FATALITE!

Le lymphoedème est la principale complication chirurgicale du cancer du sein. Il est lié au curage des ganglions de l’aisselle (ganglions axillaires).

Son apparition peut être immédiate ou différée, jusqu’à 10  ans après mastectomie.

L’œdème survient cliniquement pour de multiples raisons sur un bras fragilisé. Il suffit d’un incident mineur (coup de soleil, mouvement brusque ou port de charges) pour favoriser l’engorgement de la lymphe dans le membre et détériorer le réseau lymphatique déjà bien atteint. L’œdème apparaît généralement d’abord sur le bras avant de progresser vers la main.

Les facteurs responsables peuvent être d’ordre mécanique, thermique, chimique ou infectieux.

Par exemple :

  • la charge lymphatique augmente lors de l’hyperhémie d’une activité musculaire importante
  • la capacité de drainage lymphatique résiduel diminue lors d’un épisode infectieux ou lors de la mise en place d’une striction du membre
  • la capacité de drainage lymphatique se réduit par fibrose radique (après radiothérapie) des éléments de la racine du membre
  • l’augmentation de la chaleur provoque une vasodilatation qui favorise l’oedème
  • d’autres facteurs ont été mis en évidence de façon variée et d’importance inégale  (l’obésité, les raideurs de l’épaule, le type chirurgical…).

De façon générale, il convient de garder à l’esprit quelques grands principes:

  • Un grand nombre d’activités physiques est possible notamment si ces activités sont progressives, fractionnées et suivies d’un repos en déclive
  • L’apparition d’un oedème est toujours discrète et jamais éléphantiasique d’emblée.
  • Il est nécessaire d’identifier les facteurs de risque d’apparition ou d’aggravation.
  • Il est préférable de protéger sa main ou son bras (gants, vêtement protecteur) pour les activités ou situations à risque (jardinage, bricolage, ménage, cuisine, insectes…)
  • Les cures de repos en déclive et des auto-bandages sont particulièrement efficaces
  • La prise tension artérielle et les injections intraveineuses dans le membre du côté opéré sont interdits
  • L’absence d’activités physiques et sportives est déconseillée

 

    Et surtout….Le traitement des Lymphoedèmes du Membre Supérieur constitués est  EFFICACE!

EPAULE ET CANCER DU SEIN

EPAULE ET CANCER DU SEIN

La raideur de l’épaule est une complication fréquente de la chirurgie du cancer du sein.

Elle a deux conséquences à court terme : la gêne douloureuse de la patiente à mobiliser son épaule et la difficulté pour le radiothérapeute à réaliser l’irradiation.

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ces limitations articulaires:

 

  • l’appréhension à mobiliser le membre supérieur en tirant sur la zone opérée. Cette appréhension concerne beaucoup plus la zone du curage axillaire que celle de la tumorectomie ou de la mastectomie
  • les thromboses lymphatiques superficielles (TLS) : une dizaine de jours après l’intervention, apparaissent de très fines brides sous-cutanées, comme des cordes de guitares, douloureuses, qui limitent la flexion et la rotation de l’épaule ainsi que l’extension du coude. Ce phénomène résulte de l’oblitération des vaisseaux lymphatiques et de l’accumulation de la lymphe.
  • la décompensation d’un problème mécanique préexistant, provoquée par l’intervention et aggravée par l’attitude antalgique adoptée par la patiente

 

La rééducation réalisée au cabinet doit être poursuivie à domicile pour accélérer la récupération.

Cette rééducation, très douce, est remarquablement efficace et évite bien des ennuis secondaires.

Les résultats seront d’autant meilleurs que la rééducation aura débuté précocement en postopératoire.

Les exercices actifs répétés et la mécanothérapie sont proscrits.

Les techniques

=> Des manœuvres manuelles, douces, progressives pour assouplir les thromboses sans les rompre

=> Une mobilisation de l’épaule basée sur les techniques manuelles de recentrage et de mobilisation des scapula pour faire disparaître rapidement douleurs et raideurs, sans aggraver la lymphorrhée.

=> des étirements posturaux associes à des exercices respiratoires

=> Enfin, des manœuvres de mobilisation tissulaire et de drainage du creux axillaire complètent cette prise en charge précoce de l’épaule.

SADAM

SADAM

Le Syndrome Algo Dysfonctionnel de l’Articulation temporo-mandibulaire est communément appelé SADAM ou ADAM (algies et dysfonctionnement de l’appareil manducateur).

C’est une pathologie de l’appareil musculosquelettique, caractérisée par des craquements et des douleurs au niveau de l’articulation temporo-mandibulaire (ATM) avec parfois une limitation de l’ouverture buccale et/ou une pathologie cranio-mandibulaire.

L’ADAM est une pathologie d’étiologie multifactorielle. Parmi les facteurs clairement impliqués, citons les dysfonctions linguales avec déglutition atypique, le stress, le bruxisme, la mastication unilatérale, l’onychophagie.

En fait, nous pouvons classer ces facteurs étiologiques ainsi:

  • Les facteurs prédisposants : anomalies occlusales – hyperlaxité ligamentaire – habitudes nocives – terrain psychologique (stress, anxiété, dépression…)
  • Les facteurs déclenchants : choc émotionnel majorant les parafonctions – modification occlusale soudaine (orthodontie, prothèse) – modification comportementale (bruxisme, onychophagie, serrement…) – traumatisme  (ouverture forcée, accident…)
  • Les facteurs d’entretien : fragilité psychologique, migration dentaire secondaire….

On distingue deux grandes familles d’ADAM:

  • les ADAM musculaires qui se traduisent par des douleurs musculaires, des sensations de fatigue ou de tesion musculaire, des limitations d’ouverture buccale et des sensations d’inconfort occlusal
  • les ADAM articulaires qui se manifestent par des douleurs, des bruits articulaires, des troubles de la cinématique articulaire, en relation le plus souvent avec un dysfonctionnement condylo-discal.

 

Le traitement rééducatif  permet de rompre le cercle vicieux auto-entretenu par le spasme musculaire et de superposer à un schéma moteur d’ouverture buccale perturbé un schéma moteur corrigé grace à un travail proprioceptif.

Les objectifs sont les suivants:

  • Suppression des habitudes nocives, qu’elles soient posturales ou praxiques
  • Résolution des troubles musculaires
  • Retour à la position physiologique de repos mandibulaire
  • Reprogrammation d’un schéma moteur avec une cinétique mandibulaire et une posture corrigées

Le traitement kinésithérapique repose sur des techniques manuelles musculaires et articulaires. L’auto-rééducation est essentielle. Des exercices quotidiens soigneusement réalisés permettront de réharmoniser le fonctionnement des articulations temporo-mandibulaires et de retrouver une ouverture buccale centrée.

REEDUCATION LINGUALE

REEDUCATION LINGUALE

La langue a une influence déterminante sur la croissante des maxillaires, la ventilation, la posture.  Lorsqu’il persiste une déglutition primaire de type succion-aspiration, la position basse et antérieure de la langue perturbe ces différentes fonctions.

Béance incisive

L’objectif de la rééducation consiste non seulement à corriger la dysfonction linguale mais aussi à permettre au patient, par un travail proprioceptif de tonification musculaire et d’automatisation, de s’adapter à un nouvel équilibre fonctionnel comprenant également une ventilation nasale et une posture cervico-faciale physiologique.

Cette rééducation permettra la stabilité à long terme du traitement orthodontique.

 

La rééducation respiratoire fait partie intégrante du process rééducatif et la liberté des voies aériennes supérieures est une condition sine qua none. S’il n’est pas possible d’obtenir une ventilation nasale stricte, il est illusoire d’espérer la correction de la posture linguale. Ainsi, un bilan ORL peut être nécessaire afin d’évaluer la nécessité d’une intervention sur les amygdales ou les végétations, ou encore le traitement d’allergies des voies aériennes supérieures. Mais avant tout, ce sont le mouchage et la toilette des fosses nasales qui permettront le développement de la respiration nasale.

La déglutition dysfonctionnelle est à l’origine de déséquilibres musculaires. En effet, la posture adaptative destinée à dégager le passage de l’air génère des tensions musculaires importantes. Nombre de cervicalgies récidivantes trouvent par exemple leur étiologie dans ces dyspraxies.

La rééducation linguale, complément indispensable d’un traitement orthodontique, repose sur la prise de conscience de la position corrigée de la langue au repos, lors de la déglutition et lors de la phonation. Des exercices simples sont à réaliser quotidiennement. La motivation, la mise en place d’une respiration nasale et la répétition des exercices permettront au bout de quelques mois l’automatisation de ces corrections.