Catégorie : rééducation périnéale

QUELQUES CONSEILS

QUELQUES CONSEILS

Ménagez votre vessie

N’allez pas aux toilettes par précaution, ne poussez pas en urinant et tentez de ne pas vous retenir trop souvent. Ménagez votre vessie.

Le sport c’est bon, mais attention aux à-coups

Quitte à choisir, orientez-vous vers des sports tels que la natation, le vélo, la marche et évitez la pratique prolongée de sports provoquant des à-coups.

La grossesse, une étape clé

Suivez bien les conseils de votre médecin et de votre sage-femme. Pensez également à limiter votre prise de poids qui agit sur votre périnée.

Le tabac

Le tabagisme accroît le risque d’apparition de toutes formes d’incontinence urinaire, en particulier l’incontinence urinaire d’effort, et ce par plusieurs mécanismes.

La toux chronique qu’engendre le tabac affaiblit le périnée. La nicotine par ses effets hormonaux anti-oestrogénique est source d’altération de la synthèse du collagène. Il en résulte un risque d’incontinence urinaire d’effort.

D’autre part la nicotine est un irritant du muscle de la vessie source d’impériosités mictionnelles.

Le café et le thé

La caféine et la théine ont une action agressive sur les parois de votre vessie. Leur consommation excessive peut entraîner des contractions intempestives de la vessie.

D’autres aliments peuvent avoir un effet sur la vessie comme les boissons alcoolisées, les aliments épicés…

Faites de l’exercice

Pensez à muscler votre périnée en effectuant régulièrement des séries d’exercices. Il est possible de muscler son périnée en réalisant des petits exercices de gymnastique à la maison.

Attention aux charges lourdes 

Ne portez pas de charges lourdes, c’est mauvais pour votre périnée.

Attention à votre posture

Le port des talons hauts déséquilibre le corps qui compense en modifiant le rapport de force entre les abdominaux et les muscles dorsaux ce qui peut entraîner une fragilisation de votre périnée.

Boire normalement

Il est impératif de boire correctement malgré l’incontinence afin d’assurer son apport hydrique journalier et le drainage de sa vessie. L’incontinence ne doit pas conduire à la réduction de votre consommation d’eau.

 Evitez la surcharge pondérale

Le surpoids engendre une pression supplémentaire au niveau du plancher pelvien ainsi, la réduction du surpoids dans le cas d’une incontinence d’effort ne pourra être que bénéfique pour la personne. De plus la perte de poids est requise avant toute intervention chirurgicale afin d’augmenter la durabilité des effets positifs de l’intervention et de diminuer le taux d’échec de la chirurgie

Faites attention à votre transit intestinal

La régulation du transit intestinal est nécessaire afin de remédier à une constipation chronique source de pression sur la vessie. Pour améliorer ce transit, il suffit d’absorber plus de fibres et de liquides et de pratiquer plus d’exercice physique.

 

 

 

 

INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT

INCONTINENCE URINAIRE D’EFFORT

L’Incontinence urinaire d’effort correspond à une fuite involontaire d’urine survenant lors d’ une augmentation de la pression abdominale c’est à dire lors d’un effort physique, du port de charges lourdes par exemple, de la toux, d’éternuements…

Elle est liée à un dysfonctionnement du sphincter du col de la vessie ou une faiblesse des muscles périnéaux. A l’effort, la pression abdominale augmente et dépasse la force de fermeture du sphincter de la vessie.

Quelques chiffres …

  • Plus de 3 millions de femmes sont concernées. Certaines études évoquent même le chiffre de 6 millions.
  • L’incontinence urinaire touche environ 20% à 30% des femmes de moins de 30 ans? 30 à 50% des femmes plus agées
  • C’est autour de la cinquantaine que les femmes sont le plus touchées par l’incontinence urinaire.

Les traumatismes obstétricaux, principalement l’accouchement, les traumatisme chirurgicaux, les modifications hormonales provoquées par la ménopause, la constipation, l’activité sportive et professionnelle, la toux chronique et le tabagisme, l’obésité, certains médicaments… représentent les causes les plus nombreuses de l’incontinence d’effort

La rééducation occupe une part importante dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort.Elle a pour objectif de

  • apprendre à localiser et contracter correctement le plancher pelvien.
  • entretenir la musculature du périnée
  • développer les qualités du périnée (souplesse, tonicité, endurance)
  • appréhender le rôle du périnée dans les mouvements de la vie de tous les jours: toux, éternuements, port de charges, exercices abdominaux…
INSTABILITE VESICALE

INSTABILITE VESICALE

L’instabilité vésicale est caractérisée par une fuite involontaire d’urine, accompagnée ou immédiatement précédée d’un besoin urgent et irrépressible d’uriner aboutissant à une miction ne pouvant être différée et retenue.

Il s’agit d’un dysfonctionnement de la miction lié à une perturbation des réflexes mictionnels. Au lieu de se relâcher pour permettre son remplissage et le stockage de l’urine, la vessie se contracte de façon anarchique et anormale. Bien que le sphincter urétral fonctionne correctement, les contractions de la vessie provoquent des mictions incontrôlables, imprévisibles, fréquentes, déconnectées du degré de remplissage réel de la vessie.

L’instabilité vésicale s’associe fréquemment à une augmentation anormale du nombre de mictions diurnes et/ou nocturnes. On parle de pollakiurie à partir de 7 mictions par jour et deux mictions nocturnes.

L’interrogatoire retrouve souvent des stimuli identifiables (clé dans la porte, mains sous l’eau froide…)

Les facteurs favorisant :

  • Le vieillissement : le sphincter, les muscles du périnée et ceux de la vessie peuvent devenir moins efficaces et moins souples.
  • La grossesse : selon les études, 32 à 64 % des femmes sont concernées par une hyperactivité vésicale pendant leur grossesse.
  • Le surpoids.
  • Les (mauvaises) habitudes alimentaires : mal répartir les prises de boissons dans la journée, ou boire trop peut favoriser une incontinence urinaire.   Par ailleurs, les boissons contenant de la caféine (thé, café, cacao) et l’alcool sont irritants pour la vessie.
  • La présence d’autres problèmes de santé : par exemple la constipation…
  • La prise de certains médicaments
  • Les antécédents chirurgicaux doivent également être pris en considération.
  • Et selon une étude récente, l’hérédité.

Reeducation

La rééducation de l’instabilité vésicale est efficace. Elle ne comporte aucun risque et peut être mise en place à tout âge. Elle repose sur la stimulation électrique avec sonde.

Des courants électriques sont utilisés à titre thérapeutique pour stimuler la contraction musculaire, généralement par le biais d’une activation des nerfs gouvernant les muscles. Dans le cas de l’incontinence par impériosité, le but est d’inhiber les contractions involontaires de la vessie en stimulant les nerfs du plancher pelvien. La stimulation constante à basse fréquence permettra de produire un effet relaxant sur la vessie hyperactive.

Le rythme optimal est de 3 séances par semaine

La mise en place d’un calendrier mictionnel permet non seulement d’évaluer l’importance des troubles mais aussi de faire prendre conscience à la patiente de la fréquence des mictions et par la suite, de lui permettre de contrôler, progressivement, cette fréquence. C’est la rééducation comportementale