INSTABILITE VESICALE

INSTABILITE VESICALE

L’instabilité vésicale est caractérisée par une fuite involontaire d’urine, accompagnée ou immédiatement précédée d’un besoin urgent et irrépressible d’uriner aboutissant à une miction ne pouvant être différée et retenue.

Il s’agit d’un dysfonctionnement de la miction lié à une perturbation des réflexes mictionnels. Au lieu de se relâcher pour permettre son remplissage et le stockage de l’urine, la vessie se contracte de façon anarchique et anormale. Bien que le sphincter urétral fonctionne correctement, les contractions de la vessie provoquent des mictions incontrôlables, imprévisibles, fréquentes, déconnectées du degré de remplissage réel de la vessie.

L’instabilité vésicale s’associe fréquemment à une augmentation anormale du nombre de mictions diurnes et/ou nocturnes. On parle de pollakiurie à partir de 7 mictions par jour et deux mictions nocturnes.

L’interrogatoire retrouve souvent des stimuli identifiables (clé dans la porte, mains sous l’eau froide…)

Les facteurs favorisant :

  • Le vieillissement : le sphincter, les muscles du périnée et ceux de la vessie peuvent devenir moins efficaces et moins souples.
  • La grossesse : selon les études, 32 à 64 % des femmes sont concernées par une hyperactivité vésicale pendant leur grossesse.
  • Le surpoids.
  • Les (mauvaises) habitudes alimentaires : mal répartir les prises de boissons dans la journée, ou boire trop peut favoriser une incontinence urinaire.   Par ailleurs, les boissons contenant de la caféine (thé, café, cacao) et l’alcool sont irritants pour la vessie.
  • La présence d’autres problèmes de santé : par exemple la constipation…
  • La prise de certains médicaments
  • Les antécédents chirurgicaux doivent également être pris en considération.
  • Et selon une étude récente, l’hérédité.

Reeducation

La rééducation de l’instabilité vésicale est efficace. Elle ne comporte aucun risque et peut être mise en place à tout âge. Elle repose sur la stimulation électrique avec sonde.

Des courants électriques sont utilisés à titre thérapeutique pour stimuler la contraction musculaire, généralement par le biais d’une activation des nerfs gouvernant les muscles. Dans le cas de l’incontinence par impériosité, le but est d’inhiber les contractions involontaires de la vessie en stimulant les nerfs du plancher pelvien. La stimulation constante à basse fréquence permettra de produire un effet relaxant sur la vessie hyperactive.

Le rythme optimal est de 3 séances par semaine

La mise en place d’un calendrier mictionnel permet non seulement d’évaluer l’importance des troubles mais aussi de faire prendre conscience à la patiente de la fréquence des mictions et par la suite, de lui permettre de contrôler, progressivement, cette fréquence. C’est la rééducation comportementale

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